jeudi 4 octobre 2018

Omar Yagoubi et Sylvie Nève, duo piano-récit : Des femmes pendant la grande guerre



Après Bleu, Horizon, créé par le comédien Olivier Brabant et le percussionniste Swann Van Rechem au Musée d’Arras en juin 2017, texte que j’avais établi à partir de journaux de deux poilus et d’À l’Ouest rien de nouveau d’Erich Maria Remarque, l’invitation des Soroptimist à poursuivre le chemin de la mémoire : des femmes cette fois, celle qui refaisait un visage aux gueules cassées, celle qui imposa la radiologie aux hôpitaux du front, celle qui amena le théâtre aux poilus, et bien d’autres…
Avec la complicité chaleureuse du compositeur et interprète Omar Yagoubi... 



« Pour commémorer le Centenaire de la Paix, le club féminin Soroptimist, créé en France en 1921 par Suzanne Noël, pionnière de la reconstruction faciale des « gueules cassées »,  a organisé un récital.
Quatre héroïnes de la guerre 14-18 : Marie Curie, Sarah Bernhardt, Suzanne Noël, Edith Wharton, et des femmes anonymes, ont été célébrées par Sylvie Nève.
Omar Yagoubi leur a rendu un vibrant hommage en interprétant Bach, Chopin, Beethoven et en création mondiale, sa composition "La Magnifique Obstinée". » Danièle Lamoril



Sarah Bernhard théâre auxarmées, 1916


Marie Curie et sa fille



Omar Yagoubi et Sylvie Nève



lundi 29 janvier 2018

mercredi 14 juin 2017

BLEU, HORIZON - Lecture et percussion

Mémoire de la Grande Guerre, Musée des Beaux-Arts d’Arras, samedi 10 juin 16h


Bleu, Horizon

Derniers Témoins, avant la clôture de l’exposition dimanche 11 juin


Il y a un an, une arrageoise confie à Sylvie Nève deux journaux inédits de poilus, journaux de ses aïeuls : ce sont des carnets de guerre tenus par deux soldats,  l’un, son grand-père, vigneron et musicien du front, l’autre, qui aurait été son grand-oncle si la guerre n’en avait décidé autrement  – résonne alors la voix du soldat allemand d’À l’Ouest – rien de nouveau… L’idée de croiser ces trois voix s’impose : celle des deux soldats inconnus, celle du soldat d’À L’ouest rien de nouveau. Deux français, un allemand. René Morel, Paul Cosnier, Erich Maria Remarque.
À partir du journal de René Morel, de celui de Paul Cosnier, et du roman d’Erich Maria Remarque, Sylvie Nève établit un texte.
Ce texte fait entendre les notes d’un paysan musicien d’un orchestre du front, les lignes d’un jeune homme qui supporte la guerre tout en la décrivant (sobrement mais sûrement), et les réflexions du jeune soldat allemand d’À l’Ouest rien de nouveau. 



Sylvie Nève et Swann Van Rechem

Sylvie Nève, Olivier Brabant et Swann Van Rechem


Lecture et percussion


Bleu, Horizon : lecture et percussion –  le comédien Olivier Brabant incarne les trois voix : celles des deux journaux inédits de poilus et celle du soldat allemand d’Erich Maria Remarque ; le jeune percussionniste Swann Van Rechem, du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, propose des suites sonores et musicales à ces trois témoignages. Deux poèmes de Sylvie Nève s’y joignent – en introduction, la description d’une photographie d’un septuor de fortune le 14 juillet 1916, puis, quand René Morel est blessé, un poème sur les bruits de la guerre qui rend hommage aux écrits des écrivains de 14-18 : Barbusse, Dorgelès, Cendrars, Jünger…
Enfin quelques croquis de tranchée, retrouvés tant bien que mal par la petite fille d’André Ursault, dessinateur poilu…
À l’ouest rien de nouveau – le bleu, au mieux, à l’horizon.




René Morel, né le 29 septembre 1889 à Paris, promis à un bel avenir professionnel dans le Sentier à Paris, tué  le 4 octobre 1916 à Sailly-Saillisel, dans les derniers jours de la Bataille de la Somme.

Paul Cosnier, né le 14 septembre 1891 en Touraine, meurt en juillet 1974 à 83 ans ; cultivateur, viticulteur, tonnelier, musicien, et père d’une nombreuse famille.
Erich Maria Remarque, né le 22 juin 1898 à Osnabrück, en Allemagne, et mort le 25 septembre 1970 à Locarno en Suisse est un écrivain allemand, naturalisé américain en 1947 après avoir été déchu de sa nationalité allemande en juillet 1938. Son livre À l'Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts Neues) fut brûlé lors des autodafés de 1933 en Allemagne. Erich Maria Remarque s'exila en Suisse, puis aux États-Unis et y obtint sa naturalisation.
André Ursault, né en 1894, mort en 1973, architecte, auteur de nombreux portraits de camarades de tranchée, anglais, sénégalais, prisonniers allemands…



Quelques éléments de glossaire poilu


Entonnoir n.m. : généralement employé pour désigner l’excavation, souvent importante, produite par l’explosion d’un obus. Désigne un trou d’obus particulièrement large.
Jus n.m.: café
Marmite n.f.: Projectile de gros calibre envoyé par les Allemands
Shrapnel n.m. : arme « antipersonnel » : obus rempli de projectiles.
Saucisse n.f. : en argot des combattants, ballon d’observation. Le nom vient de la forme allongée de ces ballons.
Singe n.m.: dans l’argot des combattants, désignation du bœuf et plus généralement de toute viande en boîte de conserve ; le « singe » est fréquemment critiqué pour sa mauvaise qualité.
…

vendredi 12 août 2016

Nouveauté : EN MER EN VERS (Ed. Les Contemporains favoris)

Collection Œuvres complètes - Juin 2016



Maupassant, Jules Verne, Rimbaud 
en "réécriture poétique expansée"





150 p. - 13/21 - 18 €

Publié avec le soutien du Centre National du Livre



" Après les deux sœurs de Barbe bleue : Anne et la jeune épouse, il me fallait croiser deux frères : Caïn et Abel, peut-être, un jour… Une invitation à donner lecture dans une saurisserie de Boulogne-sur-Mer me pousse vers Maupassant et ce « conte de la Bécasse » : En Mer, que je réécris et expanse, y trouvant tout ce que je désirais : deux frères, la Mer du Nord, prose au cordeau…
Un peu plus tard, une compagnie de théâtre lyonnaise, La Ruche, me demande de réécrire en vers Le Chancellor : réécrire Jules Vers-ne ! Gageure… Renouvelée, la demande se fit insistante : le roman, peu connu, inspiré du naufrage de la Méduse, est sombre… et nulle « expansion » en vue. Mais la nave va… et se fit, cette fois, conte impansé. 
Enfin Rimbaud vint, ivre, et il me fallut, après son Dormeur, il y a bien longtemps, réécrire, expansé, son Bateau. " S.N.




Maupassant, Jules Verne, Rimbaud : à cause d’eux, et de bien des choses, Sylvie Nève lit, réécrit, donc écrit, expanse, expense, donc écrit, et elle relit Rimbaud, et elle relie Maupassant, Jules Verne, depuis le temps, la mer, de partout, et elle lit tout haut en public, depuis 1979, seule ou en duo, avec Jean-Pierre Bobillot, ou la percussionniste Sylvie Reynaert ; tinte le vers avec des compositeurs : Eric Daubresse, Vincent Wimart, Emmanuel Séjourné… et elle expanse des contes aussi, elle réécrit, donc elle écrit.



Commander - 18 €
livraison gratuite sous 48 h




mercredi 16 décembre 2015

BANDE DE GAZA est disponible. COMPTES RENDUS


Alain Frontier
“Ton livre : j'y retrouve ton style — je le reconnaîtrais dès le premier mot : une phrase, écrite d'abord comme toutes les phrases, mais dont, sans crier gare, la structure syntaxique se reprend, se contrarie et se dénoue, pour se résoudre en musique, ça parle et sa chante à la fois, une musique que je n'ai jamais entendue que dans ta bouche. Mais ce qui frappe ici, c'est aussi autre chose. Comment dire Gaza ? comment l'approcher ? par quel bout attaquer la réalité ? Constamment, tu reviens à la charge, ici, puis là, changeant à chaque fois la stratégie et le dispositif de l'écriture : collages de déclarations officielles, litanies des mots les plus chargés de sens, poèmes verticaux, listes... Mais plus que tout : ceci, auquel je reviens toujours à chaque fois que j'ouvre ton livre, et qui m'émeut particulièrement : la constellation des pages 35-43 : ni prose (où chaque mot s'appuierait sur le mot suivant pour que la ligne se poursuive), ni vers (où les fragments de phrases se succéderaient verticalement). Ici la lecture ne peut être ni verticale ni horizontale. L'œil en même temps embrassel'ensemble, puis va d'un mot à l'autre, en haut, en bas, à droite, à gauche, rebondissant ici et là dans toutes les directions de l'espace... C'est très beau.
Nous nous apprêtions à venir t'écouter l'autre jour. Mais indirectement les kalachnihovs désespérées désespérantes t'ont réduite au silence.... Ce silence imposé lui-même, étrangement, n'est pas hors sujet.”
Alain Frontier à S.N. à propos du recueil Bande de Gaza

François Huglo, lire sur Sitaudis

Georges Guillain, lire sur Les découvreurs 2

Jean-Paul Gavard-Perret, lire sur Le littéraire





Syl­vie Nève, Bande de Gaza

Ate­lier de L’agneau, coll. Archi­textes, 2015


En vente en librairie, sur Internet

ou

14 € à : Atelier de l’agneau éditeur 
1 Moulin de la Couronne 33220 St-Quentin-de-Caplong


mardi 10 novembre 2015

Lectures de BANDE DE GAZA de Sylvie Nève samedi 14 novembre à Paris



À 17h ESPACE DES BLANCS MANTEAUX, Salle Bodoni (à l’étage)

L'AUTRE LIVRE, salon des éditeurs indépendants PARIS

48 rue Vieille-du-Temple, 4è Arr., métro Hôtel-de-Ville ou Rambuteau





En compagnie des auteurs de L'Intranquille n°9

GABRIELLE JARZINSKI et JEAN-BERNARD THOMAS

Dédicaces après les lectures

INVITATIONS A TOUS

Entrée GRATUITE
ouverture vendredi 13 à partir de 14 h


lundi 17 août 2015

L'Albatros hurleur



Pourquoi des poètes ? Pourquoi des albatros ?

Pourquoi Charles Baudelaire a-t-il écrit des sonnets et des poèmes en prose ?

Pourquoi Baudelaire a-t-il écrit un sonnet sur l'albatros, vaste oiseau des mers ?

Pourquoi Charles Pierre Baudelaire a-t-il perdu son père alors qu'il n'avait pas encore 6 ans ?

Pourquoi Charles ? Pourquoi Pierre? Pourquoi sa mère et l'officier Aupick ?

Pourquoi une plume, et pourquoi des ailes ?

Pourquoi des hommes d'équipage, pourquoi un prince des nuées ?

L'albatros hurle-t-il ? De faim, de douleur ? D'aise ?

Pourquoi en voie d'extinction ?

Pourquoi Baudelaire a-t-il écrit, a-t-il crié, a-t-il écrit, a-t-il ri ? Ecrit, murmhurlé, écrit ?

Pourquoi l'opium, parce que la syphilis, etc. ?

Des pages, des pages, aucune voix à l'Académie française – pourquoi poète ?

Hémiplégie, aphasie, infirme qui volait – en voix d'extinction

pourquoi ?

Pourquoi Baudelaire ?

Pourquoi Baudelaire, pourquoi Baudelaire…






vendredi 16 janvier 2015

Lettres à Madame de Sévigné, II, année 1672 - Le 15 mars à Arras par le Trio Sévigné (lecture / musique)



Le 15 mars 2015, à 15h, à l’invitation du Musée d’Arras, et dans le cadre de 100 chefs d’œuvre de Versailles à Arras, le Trio Sévigné (Louise Moulinier, Sylvie Reynaert, Sylvie Nève) donne à entendre les réponses imaginées de Mme de Grignan aux lettres de sa mère, Mme de Sévigné – décembre 1671 à décembre 1672, soit la deuxième année de la célèbre correspondance.  

... Auparavant, le 8 mars 2015, Journée des femmes (plutôt que de La femme), Sylvie Nève et le Musée d’Arras invitent à rencontrer Madame de Sévigné – femme de lettres, oh combien ! –, sa langue et son temps.
À 15h, entrée libre et gratuite, en avant-goût au Trio Sévigné dimanche 15 mars…


En 1671, le départ de sa fille pour la Provence met Mme de Sévigné au désespoir. Pour combler l'absence, elle lui écrit, elle lui raconte tout, 25 ans durant, et attend les lettres en retour.
Mais nul, jamais, ne lira plus les réponses de sa fille – non qu’elle ne répondît pas à la marquise, mais sa propre fille, Pauline, qui hérita de l’entière correspondance, brûla toutes les lettres de sa mère, ne gardant précieusement que celles de sa grand-mère… soit une histoire passionnelle sur trois générations.
Sylvie Nève invente des réponses, Sylvie Reynaert invente les battements du cœur et sa mélodie – passion et rébellion à la baguette !










vendredi 2 janvier 2015

Mort de Bernard Heidsieck, 22 novembre 2014



Vendredi 28 novembre 2014, enterrement de Bernard Heidsieck ;
dans le tgv Arras-Paris, je relus La Poinçonneuse et les Respirations et Brèves Rencontres, et écrivis ce qui suit pour le cas où il serait demandé aux poètes d’adresser quelques mots au Père Lachaise – une brève Rencontre en somme…
Invitée par la famille à témoigner de son amitié, une amie prit la parole à l’Église Saint-Louis-en-L’Ile, et ne manqua pas de citer elle aussi la Poinçonneuse… 

Bernard Heidsieck, pardonnez-moi, je rougis de mon audace, pardonnez-moi, oui, et qui plus est, comprenez mon trouble. Sachez, j’ose vous l’avouer, sachez que c’est avec la plus extrême émotion que je m’adresse à vous aujourd’hui.
Je suis émue… Bernard Heidsieck – pardonnez-moi ! Ce n’est rien ! Voilà, c’est tout ! Non, ne dites rien… Je sais… et je comprends que vous n’ayez pas… pas envie… pas tellement envie de parler…
Me trouver ici, au Père Lachaise, à votre côté, au milieu de votre famille, de votre vie...
Pardonnez-moi ! Ici, oui, vous, désormais avec Apollinaire, et Proust, et bien d’autres ...
Tout cela me tourneboule… oui, absolument… Parce qu’enfin, Bernard, vous avez été… non, non ! Ne dites rien !.... un sacré défricheur… ouais ! Un fichu boulimique ! Vous nous avez ouvert de ces portes… Vous nous avez ouvert une enfilade de portes, à nous en laisser knock-down, estourbis, vraiment !
C’est que vos biopsies, votre Canal Street, bravo ! Ce que ça crépite ferme, ça grésille sec ! 
Et votre Robert… « Prenez une bonne encyclopédie »… Les premiers mots de la lettre B, les premiers mots de la lettre H ! Crachés, éructés, hoquetés ! Allons donc, de l’uper-cut ! Du ready made et du pas ready made !...
Ici… Vous vous sentirez chez vous ? Maintenant, n’est-ce pas… Alors, décidément, c’est chez vous ? C’est ici ? Très bien… Nous vous laissons donc ?!... Nous allons tous marcher un peu… et vous retrouver, n’est-ce pas ?... Dans les voies ouvertes, et votre voix, surtout !...

vendredi 26 décembre 2014

EMISSION TUMULTES 21/12/10 : POEME SHOW

Sur Radio-PFM Arras



Pour écouter l’émission, cliquer sur l'image,  
ou se rendre sur le site de l'Emission.



Au programme :

Après quelques minutes musicales (Djazia Satour) :
"Poème Show" de Sylvie Nève et Jean-Pierre Bobillot, enregistré en public à l’Office Culturel d’Arras le 23 novembre 2010.

Le "Poème Show" est présenté par Sylvie Nève.

Clôture musicale de Tumultes : Iva Bittova, Marcel Kanche, Toumani Diabaté

jeudi 21 août 2014

Spectacle Percussions/Lecture "Lettres à Mme de Sévigné" : Sylvie Nève, Louise Moulinier et Sylvie Reynaert / Dimanche 24 août

Festival les Inouïs, 8è édition - 24 Août Théâtre d'Arras




En 1671, le départ de sa fille pour la Provence met Mme de Sévigné au désespoir. Pour combler l'absence, elle lui écrit, elle lui raconte tout, 25 ans durant, et attend les lettres en retour, qui ne se font pas trop attendre.
Pourtant nul, jamais, ne lira les réponses de sa fille – non qu’elle ne répondît pas à la marquise, mais sa propre fille, Pauline, qui hérita de l’entière correspondance, brûla toutes les lettres de sa mère, ne transmettant que celle de sa grand-mère… soit une histoire passionnelle sur trois générations.
Sur scène, trois femmes, deux à la percussion, Louise Moulinier et Sylvie Reynaert, Sylvie Nève à la lecture des lettres.
Sylvie Nève invente des réponses, Sylvie Reynaert invente les battements du cœur et sa mélodie – passion et rébellion à la baguette !

dimanche 13 juillet 2014

Je serai au 17è festival de la Poésie de Lodève, Les voix de la Méditerranée (16-20 juillet)

... où j'y ferai des lectures et participerai à des rencontres chaque jour, y compris le vendredi dans la séquence Le Goût des poètes de 15h à 16h.




http://www.voixdelamediterranee.com/index.php/accueil/programme/jour-par-jour

lundi 26 mai 2014

FAIM... Le Petit Poucet de Sylvie Nève sur les planches

Sur l'adaptation scénique de Poucet par Les Filles de l'Ogre, à la Manufacture des Abesses


http://www.manufacturedesabbesses.com/theatre-paris-piece-faim_pome_du_petit_poucet_la_presse-221-5.html

lundi 19 mai 2014

mercredi 11 décembre 2013

BARBE BLEUE d'après Sylvie Nève. Par la Cie Les enfants du paradis





Mise en scène Christian Rousseau

Tout public à partir de 11 ans
Avec Valérie Capdepont, Anne-Laure Gros, Hadrien Rouchard, Louise Rousseau, Christian Rousseau

  

Il était une fois un homme riche, plusieurs fois veuf, et deux filles pauvres, nobles, à marier. 
La plus jeune finit par l’épouser : il sait s’y prendre… Mais Barbe bleue, bientôt hanté de sons et de rages, la prend au piège de ses noirs desseins : une clef en porte la trace, obstinée, drôle de fée… 

Barbe bleue est le troisième volet de la Trilogie adaptée des écrits de Sylvie Nève.
Après Poucet qui s’affranchit des terreurs de l’enfance, après Peau d’âne qui renonce à un père séducteur, voici le face à face du premier tueur en série de l’histoire littéraire et de sa jeune épouse…
Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?




Villeneuve sur Lot (47) - Théâtre Georges Leygues
Mardi 5 novembre 2013 à 10h et 14h30
Mercredi 6 novembre 2013 à 19h 

Mimizan (40) - Théâtre Le Parnasse
Vendredi 15 novembre 2013 à 10h15 et 20h30 

Lormont (33) - Espace culturel du Bois fleuri
Mardi 10 décembre 2013 à 14h30 et 20h30

Pessac (33) - Salle le Galet pour le Festival Sur un petit nuage
Jeudi 19 décembre 2013 à 10h et 19h 

Mont de Marsan (40) - Théâtre du Péglé
Vendredi 7 février 2014 à 14h30 et 19h30 

Marmande (47) - Salle Le Comoedia
Mardi 4 mars 2014 à 18h30 

St-Paul-Lès-Dax (40) - Salle Félix Arnaudin
Jeudi 10 avril 2014, une séance scolaire et une séance en soirée

lundi 8 juillet 2013

Rencontre-lecture à l’auditorium de la Bibliothèque Verlaine à Metz

Samedi 8 juin 2013



Jean-Louis Houchard y prêta main forte - percussion sur bol chinois

 



Photos : Claude Billon

Corps à venir (fragments, suite)



J’ai  de l’avenir ?

Je me souviens, mais c’était il y a longtemps, 
Z and two noughts, Z et deux zéros,
de Peter Greenaway, et c’est un bon souvenir ;
pourtant y sont chantés, strophes répétitives, lyriques,
le pourrissement des chairs, filmé en accéléré, 
le corps en morceaux, Andréa Ferréol
perdant ses membres au fur et à mesure…
Je ne veux pas finir en poussière sèche,
pas même en brume de poussière, aussi sèche,
pas tant que la planète n’est pas
tout entière réduite à ce gris état ;
sorcière, soeurcière, mais pas au point du bûcher.
Cendres jetées dans ma chère Dordogne ? Eh bien
non, le vrombissement du chalumeau
suivi du petit tas de poussière grise : ah non.
Je préfère la solitude du cimetière, partagée
par d’autres humains, vont et viennent
frères humains qui après moi rirez,
ceux qui restent, et les restes. Ainsi
que ne contribuerai-je à l’existence
des fleurs, terreau, humus,
ce qui n’est pas rien, même si je confonds un peu
cimetière et jardin public.

Je ne me souviens pas mieux de Tout sur ma mère,
de Pedro Almodovar, mais c’est un bon souvenir –
quel âge croyez-vous bien que j’aie ? –
et pourtant, cette mère qui perd deux fois un fils,
son unique fils… Il faut faire vite,
après la mort cérébrale,
chair fraîche si prestement prélevée…
Peut-on donner un morceau de soi
pour ceux qui en manquent à vivre ?
Du morceau de soi au don d’organe,
y a-t-il bien du chemin, ou même,
seulement, un chemin ?
Par ici, chemineraient cœur et poumons,
sièges du souffle – organes certes,
morceaux de moi, de choix, de foi
en le vivant fluide et chaud :
le poumon, oui Monsieur, le poumon !
Pouls, mon, cœur : donnez donc !
Certes, oui, j’ai bon appétit à ce que je lis –
justement, le poumon !
Le poumon, vous dis-je !




Avril 2013

Un sein, une aiguille

à Mireille Désidéri


Un jour, un sein et une aiguille…

Pourtant, de tous temps, par tous les temps,
un sein et une aiguille
sont choses, certes,
mais contradictoires, opposées,
matières discordantes, l’un chair, l’autre métal,
l’un rond et chaud, l’autre froide épine,
l’un vit et sent, doux, palpite,
se tend, soupire et respire, 
l’autre, quoique morte, blesse et perfore.
Oh jamais, aiguille et sein ne s’aimeront d’amour tendre.
Nonobstant, dans la vie d’une femme, il advient
rencontre incongrue, désagréable surprise,
qu’aiguille et sein se conjuguent
parce qu’un mé-de-cin sur mon seul sein
enfonce, gauche, une aiguille – ponction tout-à-trac
médecin ne demande pas votre avis
votre vie tout soudain est dans des mains saines
mais tâtent et ratent
votre sein, saigne, mal-sain ? Ou sain ? Très sain ?
Tressaillent la femme et ses seins
tressaillent en elle la vie et les siens.
Tumeur tumeur, oh cruelle
homophonie…  Qu’entends-je qu’entends-je ?
« deux tu-meurs » dit l’aiguille-médecin…
Existe-t-il des mots silencieux ?
Certains mots gagneraient à rester inaudibles :
« tumeur tumeur », et puis quoi encore ?
Maintenant il faut attendre, pas sciemment,
temps passe, temps long, bien long, et puis un jour :
bénignes les tumeurs – ah c’est malin !

Je vis, tu vis, je te hume, tu me humes,
de bonne humeur, nous nous humons – 
à la bonheur !

Printemps des Poètes 2013 Sylvie Nève dans les Landes

Le Parnasse Mimizan 22 mars 2013


" Vendredi dernier, le théâtre du Parnasse à Mimizan accueillait les élèves d’une classe de sixième du collège Jean-Mermoz de Biscarrosse, venus rencontrer Sylvie Nève - auteur des poèmes expansés « Le Petit Poucet » ou encore « Peau d’âne » - pour une lecture des textes de « Barbe bleue » avec les comédiens de la compagnie Les Enfants du paradis.
Ce projet avait lieu dans le cadre du Printemps des poètes 2013 et du projet académique Découverte des écritures contemporaines, mené de longue haleine par Florence Van Dewalle, professeur de français, et Line Pannetier, professeur documentaliste, en relation avec divers partenaires : Le Parnasse, la bibliothèque de Biscarrosse, le Conseil général et le DAL. "
Journal SUD-OUEST le 29/03/2013 - Isabelle Wackenier

lundi 4 juin 2012

lundi 28 mai 2012

Les "Contes en vers" de Sylvie Nève (coffret)

Editions Trouvères & Compagnie




L'édition en coffret de la trilogie de Sylvie Nève "Contes en vers" serait-elle victime de son succès ?
Il semble que certains libraires annoncent cette publication comme "épuisée" auprès de lecteurs de S. N.  désespérés...
Qu'on se le dise, la trilogie est bien disponible aux éditions Trouvères & Compagnie, 7 rue des Glycines, 62223 Saint Nicolas

Mail : trouveresetcompagnie@orange.fr

Il est possible aussi de commander directement à l'auteur : sylvie-neve@club-internet.fr

Le prix est fixé à 30 € (port non compris).

Le coffret comprend les trois ouvrages suivants (il est possible de les commander séparément) :