lundi 29 janvier 2018
mercredi 14 juin 2017
BLEU, HORIZON - Lecture et percussion
Mémoire de la Grande Guerre, Musée des Beaux-Arts d’Arras, samedi 10 juin 16h
Lecture et percussion
Bleu, Horizon
Derniers Témoins, avant la clôture de l’exposition dimanche 11 juin
Il y a un an, une arrageoise confie à Sylvie
Nève deux journaux inédits de poilus, journaux de ses aïeuls : ce sont des
carnets de guerre tenus par deux soldats, l’un, son grand-père, vigneron et musicien du
front, l’autre, qui aurait été son grand-oncle si la guerre n’en avait décidé
autrement – résonne alors la voix du
soldat allemand d’À l’Ouest – rien de
nouveau… L’idée de croiser ces trois voix s’impose : celle des deux
soldats inconnus, celle du soldat d’À
L’ouest rien de nouveau. Deux français, un allemand. René Morel, Paul
Cosnier, Erich Maria Remarque.
À partir du journal de
René Morel, de celui de Paul Cosnier, et du roman d’Erich Maria Remarque,
Sylvie Nève établit un texte.
Ce texte fait entendre les
notes d’un paysan musicien d’un orchestre du front, les lignes d’un jeune homme
qui supporte la guerre tout en la décrivant (sobrement mais sûrement), et les
réflexions du jeune soldat allemand d’À
l’Ouest rien de nouveau.
Lecture et percussion
Bleu,
Horizon : lecture et percussion – le comédien Olivier Brabant incarne les trois
voix : celles des deux journaux inédits de poilus et celle du soldat
allemand d’Erich Maria Remarque ; le jeune percussionniste Swann Van
Rechem, du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, propose des
suites sonores et musicales à ces trois témoignages. Deux poèmes de Sylvie Nève
s’y joignent – en introduction, la description d’une photographie d’un septuor
de fortune le 14 juillet 1916, puis, quand René Morel est blessé, un poème sur
les bruits de la guerre qui rend hommage aux écrits des écrivains de 14-18 :
Barbusse, Dorgelès, Cendrars, Jünger…
Enfin quelques croquis de
tranchée, retrouvés tant bien que mal par la petite fille d’André Ursault,
dessinateur poilu…
À l’ouest rien de nouveau –
le bleu, au mieux, à l’horizon.
René
Morel,
né le 29 septembre 1889 à Paris, promis à un bel
avenir professionnel dans le Sentier à Paris, tué le 4 octobre 1916 à Sailly-Saillisel, dans
les derniers jours de la Bataille de la Somme.
Paul
Cosnier,
né le 14 septembre 1891 en Touraine, meurt en juillet 1974 à 83 ans ;
cultivateur, viticulteur, tonnelier, musicien, et père d’une nombreuse famille.
Erich Maria Remarque, né le 22 juin 1898 à Osnabrück, en Allemagne, et mort le 25 septembre 1970 à Locarno en Suisse est un écrivain allemand, naturalisé américain en 1947 après avoir été déchu de sa
nationalité allemande en juillet 1938. Son livre À l'Ouest, rien de
nouveau (Im Westen nichts Neues) fut brûlé
lors des autodafés de
1933 en Allemagne. Erich Maria Remarque s'exila en Suisse, puis aux États-Unis et
y obtint sa naturalisation.
André
Ursault, né en 1894, mort en 1973, architecte, auteur de nombreux portraits
de camarades de tranchée, anglais, sénégalais, prisonniers allemands…
Quelques éléments de glossaire
poilu
Entonnoir n.m.
: généralement employé pour désigner l’excavation, souvent importante,
produite par l’explosion d’un obus. Désigne un trou d’obus particulièrement
large.
Jus n.m.: café
Marmite n.f.: Projectile de gros calibre envoyé par les Allemands
Shrapnel n.m. :
arme « antipersonnel » : obus rempli de projectiles.
Saucisse n.f. : en argot des combattants,
ballon d’observation. Le nom vient de la forme allongée de ces ballons.
Singe n.m.: dans l’argot des combattants,
désignation du bœuf et plus généralement de toute viande en boîte de conserve ;
le « singe » est fréquemment critiqué pour sa mauvaise qualité.
…
vendredi 12 août 2016
Nouveauté : EN MER EN VERS (Ed. Les Contemporains favoris)
Collection Œuvres complètes - Juin 2016
Maupassant, Jules Verne, Rimbaud
en "réécriture poétique expansée"
150 p. - 13/21 - 18 €
Publié avec le soutien du Centre National du Livre
" Après les deux sœurs de Barbe bleue : Anne et la jeune épouse, il me fallait croiser deux frères : Caïn et Abel, peut-être, un jour… Une invitation à donner lecture dans une saurisserie de Boulogne-sur-Mer me pousse vers Maupassant et ce « conte de la Bécasse » : En Mer, que je réécris et expanse, y trouvant tout ce que je désirais : deux frères, la Mer du Nord, prose au cordeau…
Un peu plus tard, une compagnie de théâtre lyonnaise, La Ruche, me demande de réécrire en vers Le Chancellor : réécrire Jules Vers-ne ! Gageure… Renouvelée, la demande se fit insistante : le roman, peu connu, inspiré du naufrage de la Méduse, est sombre… et nulle « expansion » en vue. Mais la nave va… et se fit, cette fois, conte impansé.
Un peu plus tard, une compagnie de théâtre lyonnaise, La Ruche, me demande de réécrire en vers Le Chancellor : réécrire Jules Vers-ne ! Gageure… Renouvelée, la demande se fit insistante : le roman, peu connu, inspiré du naufrage de la Méduse, est sombre… et nulle « expansion » en vue. Mais la nave va… et se fit, cette fois, conte impansé.
Enfin Rimbaud vint, ivre, et il me fallut, après son Dormeur, il y a bien longtemps, réécrire, expansé, son Bateau. " S.N.
Maupassant, Jules Verne, Rimbaud : à cause d’eux, et de bien des choses, Sylvie Nève lit, réécrit, donc écrit, expanse, expense, donc écrit, et elle relit Rimbaud, et elle relie Maupassant, Jules Verne, depuis le temps, la mer, de partout, et elle lit tout haut en public, depuis 1979, seule ou en duo, avec Jean-Pierre Bobillot, ou la percussionniste Sylvie Reynaert ; tinte le vers avec des compositeurs : Eric Daubresse, Vincent Wimart, Emmanuel Séjourné… et elle expanse des contes aussi, elle réécrit, donc elle écrit.
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